Comme l’église de Saint-Eugin de Vignol la veille, l’église Saint-Martin de Chitry-les-Mines n’a pas reçu la visite de paroissiens depuis de nombreuses années. C’est maintenant chose faite pour les deux édifices, pour la plus grande joie de nos deux prêtres.
L’église Saint-Martin de Chitry peut passer inaperçue auprès de celui qui traverse le bourg, tant elle se fait discrète derrière la belle allée plantée d’arbres qui a remplacé le cimetière.
De plan rectangulaire, l’église est datée des 15ème, 16ème et 19ème siècles. Le clocher – porche, très classique, a été édifié au 19ème siècle. La porte menant au clocher est doté de bas – reliefs en bois datés du 16ème siècle qui représentent le Christ, entre la Vierge et Saint-Jean. Couvert d’ardoises, le clocher est percé de fenêtres néo-gothiques dotées d’abats-sons. La nef est courte. Au delà du transept, le chœur est doté d’un élégant chevet plat, seule partie de l’église bien visible de la rue. Des contreforts apportent à la fois solidité et élégance au bâtiment. L’église comporte de nombreuses fenêtres gothiques dont certaines ont conservé quelques restes des vitraux du 16ème siècle. Les fonts baptismaux à pans coupés datent également du 16ème siècle. Ils sont décorés de moulures, de petits contreforts et de guirlandes.
En réalité, ce qui frappe le visiteur de passage, ce n’est pas tant l’église qui disparaît derrière les frondaisons mais c’est surtout le monument à Jules Renard, maire de la commune et écrivain, célèbre pour son livre Poil de Carotte, consacré à un jeune garçon qui vivait dans le magnifique château de Chitry. Le monument date de 1913 et comporte un buste de Jules Renard en bronze et un socle en pierre où l’on reconnaît Poil de Carotte sous les traits de la comédienne qui l’incarna au théâtre. Au cours de la seconde guerre mondiale, le vol du buste en bronze par les Allemands conduisit à une nouvelle inauguration le 24 mai 1960, avec une foule immense.
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Dans son homélie, le père Ambroise, vicaire, nous incite – en ce jour de fête des pères – à prier pour tous les pères, qu’ils aient des enfants ou s’apprêtent à en avoir, qu’ils soient auprès de nous ou disparus.
De la Résurrection à l’Ascension puis à la Pentecôte, 50 jours se sont écoulés. Il faut passer à autre chose : « allez rejoindre nos frères » nous dit Jésus-Christ après la Transfiguration. Les apôtres sont remplis d’audace et nous aussi : ne craignez pas l’audace de la mission. Pourchassé et brutalisé, Jérémie nous le dit : c’est à nous d’oser porter les signes de la foi en Jésus-Christ : « n’ayez pas peur » (Matthieu, 17:1-13).
Vivons à proclamer la bonne nouvelle de Jésus Christ (paix, joie, amour). Comme Jérémie, donnons envie aux gens d’être chrétiens.
A la fin de la célébration, Cécile prend la parole pour lire un message du maire actuel, annonçant l’inauguration à l’automne des travaux de réfection du clocher qui viennent de s’achever. Mais, en attendant, c’est à un agréable verre de l’amitié que le maire convie l’ensemble des fidèles présents.
Texte : Bernard Gournay, photos : Bernard et Marie-France Gournay
