RÉCOLLECTION DU CARÊME 2026 – TANNAY – 1er mars
Une récollection, c’est un temps de retrait, de silence et de prière, mais aussi de partage, destiné à favoriser le recueillement intérieur, la réflexion personnelle et la rencontre avec Dieu.
La récollection du carême 2026 pour notre paroisse s’est déroulée comme suit :
- le matin : enseignement puis messe ;
- repas partagé ;
- l’après-midi : approfondissement du thème du matin sous forme d’échanges fraternels puis un temps de prière et de louange.
Une trentaine de paroissiens s’étaient réunis en ce deuxième dimanche de carême en la salle des fêtes de Tannay pour entendre l’enseignement du père Ambroise GNING, vicaire de la paroisse Saint-François d’Assises, le père Jean-Marie, curé de la paroisse, n’étant pas encore rentré de son mois de congés passé au Sénégal.
Enseignement
Le père Ambroise présente son intervention en 2 parties, en différenciant :
- Le Pardon
- La Réconciliation
Le pardon nécessite une offense préalable. C’est un acte qui libère de cette offense. Il demande d’être dépouillé en profondeur. C’est un acte chrétien.
Le « non-pardon », c’est la vengeance, le ressentiment, l’amertume… pouvant aller jusqu’à la dépression.
Ce que le pardon n’est pas :
- L’oubli de l’offense. Il reste une cicatrice (comme les plaies du Christ après la Résurrection)
- Seulement un acte de volonté : il faut prendre le temps de pardonner
- Ce n’est pas excuser l’offense.
- Il n’est pas synonyme de réconciliation.
Le pardon n’a pas de pouvoir sur l’autre. Il permet de trouver la paix, de prier pour l’autre.
Rien ne peut se faire sans la volonté de Dieu.
(Notes du début prises par Marie-Agnès, notes suivantes de Bernard Gournay)
Le pardon nécessite cinq actions :
- prendre la bonne décision : faire cesser l’offense ;
- reconnaître que l’on a été blessé, ce qui demande du courage : dans tout pardon, il y a un deuil : extérioriser sa douleur, sans pour autant dire du mal de l’autre ;
- recevoir la guérison : exposer notre soucis à Dieu dans la prière ;
- s’ouvrir au pardon : le pardon n’est pas qu’une vertu, c’est également divin : c’est Dieu qui nous inspire le pardon, ce qui suppose de se savoir aimé de Dieu.
Le pardon est un cadeau que l’on se fait à soi-même : on est libéré. Pardonner c’est retrouver une paix intérieure. Dieu est toujours prêt à pardonner.
2. La Réconciliation :
La réconciliation, c’est renouer une relation après une offense. C’est l’acte par lequel Dieu pardonne les péchés : conversion, pardon des péchés, réconciliation. Pour la réconciliation, il faut être deux : celui qui accorde le pardon et celui qui est pardonné.
Le rôle du chrétien, c’est d’apporter le pardon : c’est un « collaborateur de Dieu ». Le pardon, c’est la voie de la guérison, de la paix, c’est le chemin vers la réconciliation divine. Jésus-Christ a dit : « Avant de déposer ton offrande devant l’autel [d’aller à la messe], va d’abord te réconcilier avec ton frère ! » (Mt. 5,24)
Messe de 11h.
La messe de 11h00, unique pour toute la paroisse, a regroupé environ 140 participants.
Elle était présidée par le père Ambroise GNING et concélébrée par le père Michel GUYOT, prêtre retraité au service de la paroisse, qui a proclamé l’Evangile de la Transfiguration et prononcé l’homélie.
Dans son homélie, le père Michel a montré que Jésus-Christ n’avait pas réussi à expliquer à ses disciples la passion et la résurrection. Il est revenu sur le sujet en emmenant trois disciples avec lui pour une expérience mystique, la transfiguration, une illumination personnelle dont ils devront garder le secret jusqu’à la résurrection du Christ. Ce jour là, point d’hallucination mais plutôt une révélation avec Moïse et Élie, illustration de l’ancien testament.
« Cette parole nous est aussi adressée : écoutons et croyons, laissons-nous envahir par la présence de Dieu : ouvrons notre cœur, éclairons-nous aux actions, attentions, soutiens à l’autre : entretenons notre vie spirituelle. Nous avons des conversions à entreprendre, des réalités à quitter : « il est bon que nous soyons ici [avec Jésus-Christ] » (Mt 17, verset 4). Que cette révélation nous fasse vivre tout au long du carême. »
Repas partagé
Nous sommes retourné à la salle municipale, mise gracieusement à notre disposition, pour le repas partagé avec ce que chaque paroissien des différents pôles avait apporté.
Echange fraternel
Après ce repas très convivial, l’après-midi marque le retour du thème du pardon, sous forme d’échanges fraternels entre le père Ambroise et l’assistance, maintenant installée en un demi-cercle propice à la discussion.
Un participant pose la première question : « Quand on a offensé quelqu’un, que fait-on ? »
– On prie, répond le père Ambroise. J’ai accompli mon devoir en demandant pardon.
« Mais si la personne offensée n’accepte pas le pardon ? »
– Réponse : le pardon ne s’impose pas. Souvent, il faut du temps : le pardon est un processus long. L’offense s’atténue avec le temps, « ça ne fait plus mal » mais on n’oublie pas. La réconciliation est moins facile que le pardon.
Temps de Prière et de Louange
La journée s’achève sur un temps de louange animé par Marine, Jérémy et Marie. Des lectures sont suivies de récitations du chapelet puis de chants. Après avoir remercié les organisateurs et participants à cette journée, le père Ambroise clôt cette récollection par la bénédiction de la trentaine de fidèles qui ont participé aux échanges du matin et de l’après-midi.
Texte : Bernard Gournay.
Photos : Marie-France Gournay
