« Nous ne devons pas baisser la garde face à la pauvreté » Ces mots empruntés au Pape Léon XIV, dans le Numéro 12 de sa première exhortation apostolique sur l’amour envers les pauvres DILEXI TE, voudraient bien non seulement ouvrir nos cœurs à l’amour dont le Père nous a aimés jusqu’à nous envoyer son Fils unique, mais encore nous inviter à être des signes d’amour dans nos lieux de vie et de travail surtout en ce temps de préparation à Noël.
Nous sommes entrés dans le temps de l’Avent. Ce moment privilégié d’attente et d’espérance nouspermet de contempler le cœur rempli d’amour d’un Dieu qui a pris la condition humaine pour nous libérer del’esclavage, des peurs, du péché et du pouvoir de la mort. L’Avent, c’est le début d’une nouvelle année liturgique. Si l’année civile commence le 1er janvier et finit le 31 décembre, l’année liturgique, quant à elle, commence le 1er dimanche de l’Avent et finit le 34ème dimanche du temps ordinaire, fête du Christ-roi. Nous débutons une nouvelle année liturgique, l’année A. Il n’est point besoin de rappeler le cycle liturgique des années. Dans la première année, dite Année A, nous lisons l’évangéliste Matthieu. La deuxième année B, nous fait entendre l’évangéliste Marc. La troisième année est l’année C, avec l’évangéliste Luc.
L’Avent, pour reprendre une hymne de ce joyeux temps, est le temps du long désir où l’homme apprend son indigence, l’Avent c’est un chemin creusé pour accueillir Celui qui vient combler les pauvres. Partageant les limites et les fragilités de notre nature humaine, le Christ, Lumière d’en haut venue nous visiter, Lui le soleil de justice, vient éclairer les zones ténébreuses de nos vies. C’est à la suite d’un tel maître que l’Eglise invite ses enfants à marcher en s’aimant et en se laissant aimer.
L’amour brise toutes les barrières. L’amour dont le Christ nous a aimés en est une parfaite illustration dans bien des passages de l’écriture. Le cri des pauvres s’entend encore plus aujourd’hui et nous invite à imiter Dieu qui est attentif aux besoins de ses enfants. Cette année du jubilé de l’espérance qui arrive à son terme oriente toute notre attention à imiter celui qui nous a tant aimés : Jésus. Nous lisons dans DILEXI TE « On ne peut pas aimer Dieu sans étendre son amour aux pauvres. L’amour du prochain est la preuve tangible de l’authenticité de l’amour de Dieu. » N°26. Notre recollection de l’Avent, prévue le 14 décembre, pourrait bien accompagner notre marche vers Noël.
En préparant nos cœurs à accueillir celui qui y est déjà présent, faisons de ce temps un moment privilégié de rencontre et de renouvellement intérieur. Pour un Noël de justice, d’amour et de paix, l’Avent nous encourage à abaisser nos collines ou montagnes d’orgueil et à emprunter le chemin de la réconciliation avec Dieu, avec les autres et avec soi-même. Des moments de confession sont proposés et les prêtres se rendent disponibles pour accueillir les pénitents au-delà de ces heures.
Noël, un joyeux temps de rencontres. Puisse le petit enfant Jésus être au cœur de ces rencontres et ouvrir à mains et nos cœurs à l’amour du prochain et surtout du plus faible d’entre nous.
Bonne route vers Noël. P. Jean-Marie
