En plein Morvan, l’église de Chalaux est située au sommet du village et donc visible de loin.
Construite entre 1848 et 1850 dans un style néo-roman alors à la mode, l’église Saint-Germain et Saint-Fiacre succède à une ancienne chapelle romane en très mauvais état.
Dotée d’un clocher-porche surmonté d’une flèche polygonale en ardoises, d’une nef voûtée en berceau, d’un transept et d’un chœur dont l’abside semi-circulaire est décorée à la mode de la fin du 19ème siècle, comme dans de nombreuses églises bâties à cette époque. De nombreux contreforts extérieurs et des tirants dans le chœur et dans la nef confortent l’édifice.
A l’intérieur, on remarque de belles peintures et un vitrail de 1872 qui évoque l’arrêt des Prussiens à Avallon lors de la guerre de 1870. On y évoque l’ordre donné par le roi de Prusse d’épargner le Morvan en souvenir d’une nourrice morvandelle qui l’aurait élevé.
Mais ce qui fait la particularité de cette église, c’est la présence d’un “petit” orgue à tuyaux de sept jeux, construit en 1962 par le facteur allemand Führer et installé en octobre 2012 dans l’église par l’organiste Francis Vidil, professeur de piano, de composition et d’orgue au conservatoire de Versailles.
Et justement, c’est l’organiste titulaire, Francis VIDIL, qui nous offre un prélude, jonglant entre l’orgue et la trompette comme il sait si bien le faire.
Il a ensuite accompagné le chant d’entrée «Car ton amour jamais ne s’éloignera de moi» et tous les chants de la messe, l’animation étant assurée par Pierre DESBRUNS, lui-même organiste à l’église de Lormes.

C’est le père Jean-Marie DIOUF, curé de la paroisse Saint-François d’Assise, qui a célébré la messe anticipée du 14ème dimanche du temps ordinaire. Dans son mot d’accueil, il fait part de son plaisir de venir à la rencontre des fidèles dans cette jolie église, bien entretenue. Dans son homélie, il évoque le temps de repos de l’été: un temps de retrouvailles ou de solitude. Jésus veut nous dire: venez, je vous procurerai le repos. Il parle de deux axes de réflexion:
se reposer: Jésus nous invite à venir à lui; il appelle à lui tous ceux qui sont sous le fardeau de la fatigue, de la maladie, de la solitude pour vivre un temps de ressourcement.
Se faire tout petit, comme un enfant, par l’humilité, la pauvreté, la douceur: «laissez les petits enfants venir à moi». Il s’est fait tout petit, jusqu’à monter sur un âne, une bête de somme qui représente l’humilité, à la différence d’un cheval qui représenterait le prestige, la puissance.
Soyons humbles et doux: la simplicité du cœur évite beaucoup de complications! Ne mettons pas le Christ en veille. Ce n’est pas le cas ce soir car l’église est bien remplie. Jésus nous invite à cette confiance renouvelée en lui pour marcher à sa suite. Chacun d’entre nous peut représenter l’humilité, la douceur. Offrons-lui nos personnes et nos désirs.
A la fin de la célébration, après le chant de sortie : «Criez de joie, Christ est ressuscité», Francis VIDIL nous offre une dernière improvisation.
Puis le père Jean-Marie annonce qu’après le rite divin, le rite du vin se tiendra à l’ombre des frondaisons, permettant ainsi de poursuivre cette belle cérémonie par un moment de convivialité très apprécié.
Texte : Bernard Gournay.
Vidéos et photos Marie-France (MF) et Bernard (BG).
