Messe de l’été à la chapelle Saint-Pierre du Mont Sabot (pôle de Tannay) le 7 juin 2026

Située au sommet du Mont Sabot (375 mètres), la chapelle de Saint-Pierre aux liens est édifiée aux 11ème et 12ème siècles dans le style roman. C’est l’ancienne église du prieuré de Neuffontaines. Elle est remaniée au 15 ème siècle puis des chapelles sont ajoutées de chaque côté au 16ème siècle. En 1697, l’église est dénommée chapelle. En 1838, une porte latérale est créée puis, à la fin du 19 ème siècle, une partie de sa toiture est remaniée. En mauvais état, la chapelle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monument historique en 1997. Soutenue par une association locale, l’édifice a été restauré de 2016 à 2018.

La montée à la chapelle est possible grâce à plusieurs chemins mais un accès en voiture est également possible par une route étroite et en forte pente. Après avoir admiré le magnifique panorama qui s’offre de tous côtés, on pénètre dans la chapelle par le clocher-porche puis on parcours la nef unique jusqu’au transept doté de deux chapelles et la visite se termine par la travée carrée du chœur. L’attention est attirée par le vitrail moderne où l’on remarque une chèvre furieuse et un loup terrassé par des habitants du village. La légende dit que la chèvre, poursuivie par le loup, s’est réfugiée dans l’église, suivie par la bête féroce. Montant sur l’autel puis sur le tabernacle, la chèvre fut délivrée par sa propriétaire accompagnée du garde-champêtre et du curé, alors que le loup est mis à mort. On retrouve plusieurs représentations du loup dans la chapelle.

En ce dimanche du «Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ», le père Michel avait revêtu les ornements des jours de fête solennelle. Après la procession et le chant d’entrée «Disciples rassemblés pour le partage», le père Michel nous fait part de sa joie de célébrer la messe dans cette jolie chapelle qui, pour lui, pourrait toujours être qualifiée d’église car dotée de fonts baptismaux.

Dans son homélie, le père Michel nous dit que le Saint Sacrement est une nourriture bienfaisante : c’est un aliment qui nourrit notre vie spirituelle : comme le pain quotidien, le pain de vie, corps de Jésus Christ, nous donne des moyens pour avancer dans la foi. Cette nourriture, c’est l’extraordinaire de Dieu à la rencontre de l’ordinaire de nos vies. Nous sommes fidèles à un rite que le Christ a voulu instituer : c’est le même repas, quel que soit le pays : l’Eucharistie, c’est le repas d’un peuple : nous sommes les convives autour d’une table et chacun peut recevoir sa part du Christ lui-même.

L’intimité avec le Christ ouvre vers une communion avec nos frères les plus proches mais aussi avec les «frères du dehors», de l’extérieur. Mais le banquet ne peut être reçu que par ceux qui savent apprécier la grâce qui leur est faite, afin de bénéficier du dynamisme nécessaire pour affronter les épreuves de la vie : nous devons rester nous-même, ignorer les nourritures frelatées. Rendons grâce avec les mots de la séquence (lue par Marie-France) : «louons-le à voix pleine et forte, que soit joyeuse et rayonnante l’allégresse de nos cœurs».

La messe se conclut par un chant d’envoi adapté à la célébration du jour : «C’est toi, Seigneur, le pain rompu».

Texte et photos : Bernard Gournay

 

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