Lien n°134 d’avril 2026

Editorial.

Nous sommes à la fin du Carême. Ce beau temps que l’Eglise nous donne chaque année pour préparer la grande fête de Pâques. Quarante jours de désert, quarante jours de marche avec Jésus, quarante jours de prière, quarante jours de privation et de partage, quarante jours pour revenir à Dieu. « Revenez à moi de tout votre coeur…revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » lit-on dans le chapitre 2 du livre de Joël.

Dans le message qu’il a adressé à l’Eglise à l’occasion de ce Carême 2026, notre Saint Père le Pape Léon XIV nous invitait à l’écoute :« Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ».

Notre Saint Père nous invitait également au jeûne qui ne soit pas seulement privation de nourriture :« Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix. »

Nous avons profité de ce temps de carême pour nous remettre en vérité devant le Seigneur, devant sa parole, et lui ouvrir véritablement notre esprit et notre coeur pour que Pâques soit vraiment pour nous la fête de la résurrection !

Alors le soir du 04 Avril nous pourrons crier Alléluia, Jésus est ressuscité. C’est la Pâques de notre Seigneur Jésus, notre propre Pâques. L’Eglise nous invite alors à suivre les pas du ressuscité qui nous conduit jusqu’à la porte de chaque personne. Avec Lui frappons à la porte, entrons et partageons la joie, la paix et l’amour de Dieu.

Joyeuses fêtes à toutes à tous.

Père Ambroise GNING