Dernière messe de l’été et bénédiction d’une bannière à Saint-Révérien (pôle de Brinon) le 27 septembre 2026

En ce premier dimanche de l’automne, nous sommes réunis pour participer à la dernière messe de l’été de notre paroisse Saint François d’Assise. Depuis le début du mois de juin, de nombreuses messes ont été décentralisées dans les petits villages qui ne voient habituellement aucune célébration dans l’année, à l’exception de mariages ou d’obsèques.

Au total, une cinquantaine de messes se sont ainsi déroulées ailleurs qu’à Brinon, Corbigny, Lormes ou Tannay pendant les quatre mois de juin, juillet, août et septembre. Certaines célébrations ont été particulières, avec des réouvertures d’églises après travaux (Cervon, Gâcogne, Moraches, cette dernière célébrée par notre évêque qui a béni l’autel) et des bénédictions singulières comme celle de la croix de Chemin à Anthien ou celle du coq du clocher à Germenay ! Afin de développer les liens entre paroissiens, la plupart de ces messes ont été suivies d’un moment de convivialité autour d’un verre de l’amitié, organisé par la mairie et/ou par les paroissiens de la commune.

Cette dernière messe de l’été est célébrée dans la belle église dont le nom se confond avec celui de la commune : Saint Révérien, en hommage à l’évêque d’Auxerre Reverianus, martyrisé non loin de ces lieux en 274.

C’est le père Ambroise Gning, vicaire, qui préside l’eucharistie, assisté du père Jean-Marie Diouf, curé.

Le père Ambroise proclamme l’Evangile du jour et procède ensuite à l’homélie.

Il s’interroge d’abord sur le sens profond du mot « amen » (« ainsi soit-il »). Quelle conséquence dans ma vie ? Quel sens donner à l’expression du pape Léon XIV auprès des jeunes réunis  au stade de France : « pour moi, vivre c’est le Christ ».

Dans la parabole des deux fils, le vigneron, cest Dieu, ses enfants, c’est chacun de nous, la vigne, c’est le monde entier, la nature. Dieu veut nous rendre meilleurs, nous faire produire du fruit : la vérité, la paix, la fraternité, l’amour, etc… Mais il nous laisse la liberté de lui répondre « oui » ou « non ». Et moi, que fais-je pour porter du fruit ? Le pape Léon XIV a dit « je suis venu apporter un message de paix à la France ». A nous de faire la suite !

« Vous êtes tous des saints » a dit le pape aux jeunes. Comment puis-je faire pour devenir saint ? « Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes » (Saint Paul, deuxième lecture du jour).

Avant la fin de la messe, il est prévu de bénir la nouvelle bannière de l’église de Saint-Révérien. Au fait, c’est quoi une bannière ? Hérité de la féodalité, c’est un drapeau ou un étendard rectangulaire suspendu qui servait, au Moyen-Age, d’emblême à un seigneur, un corps de métier ou une institution. Tombé en désuétude à la Révolution, la bannière bénéficie aujourd’hui d’un regain d’intérêt et chaque association veut avoir la sienne. De même, les églises ont renoué avec cette tradition et, demain, la bannière de Saint-Révérien pourra accompagner les paroissiens de la commune, comme celles, nombreuses, qui ont défilé lors de la messe du pape Léon XIV au stade de France.

C’est un artiste local qui l’a réalisée et l’a apportée devant l’autel pour que le père Ambroise puisse la bénir en procédant d’abord à l’aspersion d’eau bénite puis à l’encensement.

Conformément à son histoire, Saint Révérien est représenté céphalophore, c’est à dire qu’il porte sa tête entre ses mains.

Et comme aurait pu le dire le père Jean-Marie, « après l’office divin, passons à l’office du vin ! ». Ce moment de convivialité offert par Madame le maire a été fort apprécié des fidèles.

Texte et photos : Bernard Gournay

La bannière a été réalisée par Balazs Buda : Buda-art.com